Un mauvais budget municipal pour 2017 !

Un mauvais budget pour 2017 !

Le 30 janvier dernier, la Majorité a voté le budget de la Ville pour l’année  2017. Notre groupe s’y est opposé, car nous considérons que la politique budgétaire du Maire est inefficace. Un vote négatif pour plusieurs raisons.

D’abord à cause de l’augmentation de la fiscalité. Certes, nos recettes ont bénéficié de l’accroissement de l’assiette fiscale et de la revalorisation annuelle des valeurs locatives décidée par la Loi de finances, mais notre groupe conteste la majoration de 20 % de la Taxe d’Habitation des résidences secondaires décrétée par la Majorité en partie pour accroître les rentrées d’argent mais surtout pour des raisons idéologiques.

Compte-tenu de l’importance du tourisme et du secteur du bâtiment pour notre économie, c’est un mauvais signe donné aux investisseurs. D’autant que cette augmentation d’une fiscalité déjà trop lourde va à l’encontre des engagements électoraux du Maire.

Ensuite en raison de l’incapacité du Maire à maitriser les dépenses de fonctionnement de notre Ville. Dans un contexte difficile, la seule façon de dégager des marges de manœuvre consiste à réorganiser en profondeur les services pour accroitre l’efficacité et réduire ainsi les dépenses de personnel qui représentent 66 % du budget de fonctionnement. Or, probablement à cause des incohérences de sa Majorité, le Maire continue d’alourdir ce poste budgétaire par des recrutements et en raison d’une très mauvaise et coûteuse réforme du temps de travail de nos agents.

Compte-tenu de cette impasse budgétaire, la Majorité est dans l’obligation de vendre une partie du patrimoine municipal pour financer ses investissements. Notre groupe n’est pas opposé à la cession de bâtiments devenus inutiles et dont l’entretien est couteux. En revanche, nous considérons que toute vente doit être mûrement réfléchie et nous regrettons que notre capacité d’investissement soit désormais dépendante du bon vouloir des acquéreurs et des aléas du marché…

un Directeur Unique pour la Ville et la CDA: Une fausse bonne idée

Un Directeur unique pour la CdA et la Ville: Une fausse bonne idée pour la Rochelle, une mauvaise idée pour les autres communes.

Pourquoi ?

Les deux Collectivités ont besoin chacune d’une Direction à part entière d’une part parce que les enjeux sont considérables pour chacune, mais aussi parce que la nature des dossiers à traiter est complètement différente.

Des enjeux énormes :Pour la CDA se donner les moyens de réellement développer le territoire au plan économique, c’est à dire augmenter le pouvoir d’achat et l’emploi des 160 000 habitants concernés.

Pour la CdA réussir les projets d’aménagement du territoire sur le plan de l’urbanisme pour faire face à l’augmentation de la population, sur le plan des transports aussi bien collectifs qu’individuels, sur le plan de l’équilibre des commerces en centre-ville et dans zones commerciales et sur le développement de l’agriculture urbaine.

Pour la CdA sortir l’agglomération de son isolement vis a vis de l’Etat, de la nouvelle Région, des départements voisins et des villes voisines, isolement qui nous coute une desserte ferroviaire et routière très faibles.

Pour la Ville, les enjeux sont d’un autre ordre : il s’agir de faire face à un passif social considérable, qui plombe les couts de tous les services rendus et explique les impôts locaux supérieurs de 40 % aux autres communes de la CdA, sans que l’on puisse déceler des services à la population plus nombreux ou meilleurs, bien au contraire.

Pour la Ville faire face à des réformes d’organisation complètes de tous les services pour les rendre plus efficaces et moins couteux et donc dégager des marges pour investir.

Car le retard d ‘investissement et d’entretien du patrimoine municipal est colossal : le schéma directeur immobilier qui vient d’être publié chiffre à près de 90 millions d’euros les sommes qui sont à investir pour simplement maintenir le patrimoine utile : les écoles, les installations sportives, les espaces culturels et associatifs, les centres sociaux, les bureaux des fonctionnaires. Et encore ce chiffre ne comprend ni la réfection de l’Hôtel de Ville historique, ni la Piscine, ni l’Encan, ni le Parc des Expositions…

Faire face à ces enjeux pour la Ville c’est organiser le travail de plus de 2300 personnes et il est inimaginable de ne pas avoir un patron apte à proposer des choix et mener ces réformes d’une telle ampleur.

La CdA et la Ville ont donc des travaux de nature différente :

Communauté de projets et stratégie pour la CdA sans l’encombrer de services quotidiens : la CdA doit concevoir et faire faire.

Services de proximité pour la Ville : les écoles maternelles et primaires, les crèches, la propreté des rues et l’entretien des espaces communs, les centres sociaux, les lieux de sport et de vie culturelle ou associative, les espaces d’accueil du public.

Les communes et la CdA organisent progressivement des achats groupés, des mutualisations ; les transferts de compétence sont nombreux et commencent déjà à alourdir la CdA, alors qu’elle aurait besoin de se concentrer sur ses missions stratégiques.

Ville de La Rochelle et CdA ont besoin d’une administration forte et focalisée sur leurs objectifs réciproques, la réussite de l’une renforçant la réussite de l’autre et donc de l’ensemble.

 

Pompes Funèbres:lettre au Maire pour réclamer la clarté

La Rochelle, le 2 décembre 2016

Monsieur le Maire,

Depuis plusieurs mois, la Société publique des Pompes funèbres rochelaises offre le triste spectacle de dysfonctionnements manifestes.

Ce fut d’abord l’affaire de la très discutable provision de plus de 200 000 euros dont devait bénéficier le Directeur dans le cas où il viendrait à quitter ses fonctions. Affaire qui a provoqué un tollé au sein du Conseil Municipal et qui fut directement à l’origine de la démission de votre Conseiller-délégué aux finances.

Puis ce fut l’affaire du recrutement, effectué en août, de la fille du Président des Pompes funèbres portée à la connaissance du Conseil municipal en novembre par le chef de file du groupe socialiste. Affaire également à l’origine d’un grand malaise puisqu’elle a conduit ledit Président a démissionné de ses fonctions.

Mercredi soir 30 Novembre, lors du Conseil d’Administration des Pompes funèbres rochelaises, une nouvelle révélation – portée à notre connaissance par une involontaire maladresse de langage de la part du Directeur du groupe d’employeurs des Pompes funèbres de Saintes et La Rochelle – a à nouveau semé le trouble parmi plusieurs administrateurs présents. Nous avons en effet appris, stupéfaits, que le poste de travail récemment confié à la fille du Président des Pompes funèbres rochelaises était jusqu’alors occupé par le fils du Directeur de ces mêmes Pompes Funèbres rochelaises. Révélation qui montre que certains recrutements se sont manifestement faits jusqu’à présent « en famille » et sans aucune transparence ! Pratique certes légale mais fort critiquable sur le plan moral dans un contexte où la recherche d’un emploi est si difficile pour la plupart de nos concitoyens.

Cette nouvelle information confirme une gouvernance des Pompes funèbres rochelaises très discutable et des pratiques totalement intolérables sur le plan éthique. Face à l’accumulation des faits, le simple remplacement du Président actuel – qui souhaite en outre conserver son poste d’Administrateur – prévu le 12 décembre prochain par un autre membre de votre Majorité municipale ne peut suffire à dissiper le voile de la suspicion qui pèse désormais sur le fonctionnement des Pompes Funèbres. Des décisions politiques d’une autre ampleur s’imposent et doivent être prises dans les plus brefs délais afin que la triste page des pratiques anciennes se tourne réellement au plus vite. Ces décisions sont d’autant plus indispensables que vous avez souhaité que votre mandat soit placé sous le regard vigilant d’un « Comité d’éthique » dont on aimerait penser qu’il a une réelle utilité au-delà des effets d’annonce qui ont accompagné sa création.

L’analyse que mon groupe fait de la situation me conduit à vous exprimer deux demandes. Avec les élus de mon groupe, nous pensons qu’il faut en premier lieu provoquer la démission de la totalité des élus rochelais du Conseil d’Administration actuel afin de le renouveler largement et ainsi le déconnecter du Parti Radical de Gauche dont les membres sont, à notre avis, beaucoup trop nombreux en son sein. Par ailleurs, nous pensons qu’il faut dans la situation présente porter à la Présidence des Pompes funèbres un élu rochelais appartenant à l’un des deux « groupes minoritaires » afin de donner à la tête de ladite Société un indispensable renouveau et une incontestable neutralité par rapport au passé. Dans le contexte actuel de grande suspicion, conserver un élu de votre Majorité à la Présidence de cette société donnerait de toute évidence le sentiment aux Rochelais que vous souhaitez entraver l’instauration d’une nouvelle gouvernance qui doit être plus transparente et plus éthique.

Telles sont les demandes précises, monsieur le Maire, que je formule avec solennité et gravité au nom des élus de mon groupe afin de servir au mieux les intérêts de la Société publique des Pompes funèbres.

En espérant vous avoir convaincu de la gravité de la situation et de la nécessité de prendre les décisions proposées dans ce courrier, je souhaite vous assurer Monsieur le Maire de l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

Pour prévenir de nouveaux dérapages,un Comité de Rémunérations doit être institué dans chaque structure publique rochelaise.

Il faut une mesure forte pour prévenir de nouveaux dérapages :

Un Comité de Rémunérations doit être institué dans chaque structure publique rochelaise.

Le très mauvais exemple donné par les Pompes funèbres de La Rochelle, Société publique Locale, filiale à 99% de la Ville, exige de prendre une mesure forte pour prévenir de nouveaux dérapages en matière d’usage des deniers publics et protéger l’intégrité de la vie publique.

On rappelle qu’un Conseil d’administration de cette société publique, tout à fait déséquilibré car il était composé de membres élus du même parti PRG, avait voté en Mai 2015 une indemnité exorbitante pour son dirigeant.

Cette décision invraisemblable a été annulée un an après par le Conseil municipal de La Rochelle le 20 juin 2016, une fois l’information révélée par nous même et par la presse.

Notre proposition consiste à créer dans chaque structure publique de la Ville et de l’Agglomération un Comité de Rémunérations, issu du Conseil de chaque société.

Cette pratique est largement répandue dans toutes les entreprises publiques ou privées et permet de faciliter un regard équilibré sur les rémunérations, avantages annexes et conditions d’emploi des dirigeants, salariés ou non des sociétés visées.

Un Comité de Rémunérations est composé de 3 ou 4 administrateurs choisis pour leur expérience et leur indépendance réciproque, ce qui signifie qu’ils appartiennent, s’ils sont élus, à des groupes politiques différents.

Ce Comité inclut ou pas le Président du Conseil, mais il peut naturellement le consulter ainsi que tout expert nécessaire à sa bonne compréhension des questions délicates dont il s’empare.

Le Comité désigne librement son rapporteur au Conseil.

L’avis de ce comité est une recommandation faite au Conseil, qui continue de prendre les décisions.

La nomination d’un comité de rémunération n’est pas un acte de défiance ou une mesure populiste : c’est une bonne pratique usuelle de gouvernance raisonnable sur les questions sensibles de rémunération des dirigeants des structures publiques.

 

Subventions aux clubs sportifs de La Rochelle:une mise à plat est necessaire

 

Le Comité consultatif des Sports recommence une mise à plat des méthodes d’attribution des subventions municipales:des priorités lisibles doivent être fixées.

Le Sport à la Rochelle concerne tous les enfants des écoles, près de 18000 licenciés dans les clubs, 108 associations sportives faisant l’objet d’une subvention, mais aussi toutes les personnes effectuant des activités physiques librement sans faire partie d’une structure spécifique.

Le budget annuel de subventions aux associations sportives attribué par la majorité actuelle de la Ville en 2016 s’élève à 930 000 euros, le budget des sports lui même étant de 3,6 Million d’euros et ces budgets devraient subir une baisse comme tous les budgets en raison de la nécessité de diminuer la pression fiscale et d’améliorer les marges de manœuvre nécessaires pour l’investissement public local.

Dans ce contexte, quel est le meilleur usage des impôts prélevés par la Ville en faveur des sports à la Rochelle ?

Puisqu’il faut choisir, quelles sont les priorités qu’on peut fixer ?

Les priorités actuellement définies pour l’attribution des subventions par le Service des sports et les élues en charge de ce secteur sont :

  • Favoriser la pratique des jeunes
  • Favoriser l’aspect compétition
  • Valoriser le sport féminin
  • Favoriser l’action dans les quartiers pauvres.

La Commission partage globalement ces priorités.

Mais nous plaçons quant à nous en priorité numéro 1 l’accès des enfants et des jeunes à une éducation sportive de qualité.

Une meilleure santé, un apprentissage de la discipline, la pratique du jeu d’équipe, l’esprit de compétition, la pratique associative, la maturité extra familiale, l’insertion dans la diversité sociale sont généralement reconnus comme les principaux bienfaits du sport pour les enfants et les jeunes.

La Commission partage également la préoccupation spécifique concernant le sport féminin, en particulier dans les quartiers défavorisés, afin de faciliter un développement personnel égalitaire des jeunes filles.

Certains membres de la Commission plaident pour favoriser également le sport loisirs et pas seulement le sport de compétition.

La Ville se doit de rendre disponibles et accessibles des équipements adaptés à la diversité et à la qualité des pratiques sportives des associations rochelaises :

 

 

La Commission rappelle également que la politique sportive participe aussi à la capacité d’attraction de la Ville, si ses équipements sont de qualité, ses associations sportives accueillantes et organisées et ses équipes phare exemplaires.

La stratégie de la Ville peut alors se dessiner assez facilement :

Reconnaître les associations sportives pratiquant une formation sportive cohérente,

  • Investir dans les équipements utiles, les maintenir correctement, et les mettre à disposition par convention de service avec les associations,
  • Favoriser l’environnement économique des équipes phares exemplaires et des évènements sportifs porteurs de valeurs.

Le budget de subventions et d’interventions du Service des sports devrait refléter ces choix prioritaires :

  • Séparer nettement le support au sport de haut niveau régional ou national des subventions destinées à une pratique plus modeste. Ce support peut concerner des équipes ou des individus mais doit être identifié.
  • Séparer et identifier clairement le coût complet de mise à disposition des installations, (Equipement, Maintenance, organisation des accès, mise à disposition de personnel communal.)
  • Focaliser sur l’aide aux efforts d’éducation des associations sportives,

Cette aide peut se faire :

  1. Soit sous forme de subventions dans le cadre d’un label de Reconnaissance des processus de formation,
  2. Soit sous forme de conseils et d’audits,
  3. En aidant à la communication, pour faciliter la fréquentation,
  4. En finançant des projets spécifiques en complément des apports des pratiquants et des fédérations sportives.

La Commission recommande la mise à plat des situations historiques actuelles, car elle n’a pas su lire et comprendre le fil conducteur qui justifie aujourd’hui les subventions et leur répartition.

Elle préconise   la création de fiches d’identité complètes.

Et propose d’établir un premier classement pour rendre éligibles les associations à une subvention : des notes seraient attribuées chaque année et un minimum de notation devrait être atteint avant d’être éligible. Des fondamentaux seraient requis, nombre de licenciés, nombre de jeunes garçons et filles, autofinancement, école de sports, qualité d’encadrement.

La Commission suggère de bien séparer les besoins de sauvegarde temporaire et d’urgence des besoins structurels liés l’éducation sportive.

Elle attire également l’attention sur la surveillance nécessaire des clubs, de football en particulier, et en liaison avec la Fédération sportive concernée, qui ne s’intègreraient pas dans le cadre de la labellisation envisagée.

En conclusion, la Commission appuie le principe :

D’une comptabilisation précise et complète de l’effort municipal annuel pour chaque association,

  • D’une analyse séparée
  1. des interventions en faveur des équipes ou sportifs de haut niveau,
  2. des besoins de sauvegarde temporaire
  3. et des besoins structurants d’éducation des jeunes.

d’une identification précise des projets d’éducation sportive des associations labellisées,

d’une contractualisation (accord de projet moyens/objectifs) des rapports entre l’Association « reconnue » et la Ville,

et d’une évaluation régulière des résultats atteints au regard des objectifs contractuels.

Membres de la Commission Subventions du Comité Consultatif des Sports à la Rochelle :

Saliha Azema

Sara Marigorta

Jean Michel Mauvilly

Emmanuel Bonkowski

Dominique Blanc

Conseil : Philippe Tréhello

 

 

 

 

Parachute doré aux Pompes Funèbres?

A la Commission annuelle des Services publics de la Rochelle, cette semaine, je découvre une provision anodine sans commentaire, pour 280 000 euros au bilan de la filiale de la Ville, la petite société des Pompes Funèbres, qui emploie 15 personnes.

Cette charge a été enregistrée dès l’an dernier en Mai 2015 au cours d’un Conseil de la Société.

Il s’agit, me dit on, quand je pose la question, d’une indemnité de départ éventuel du directeur de la Société Publique Locale. Deux ans de salaires bruts ! Ce ne serait pas un parachute doré ?

On m’explique que non, qu’il y a incompréhension… mais le texte est clair : cette indemnité est due quelle que soit la raison du départ. D’ailleurs le Commissaire aux Comptes ne s’y trompe pas : il impose l’enregistrement en charges et en provision au bilan, considérant que le risque est certain.

L’adjoint aux Finances refuse de voter le rapport. L’adjointe écologiste s’abstient.

Les autres membres élus de la Commission sont tous déjà au Conseil des Pompes Funèbres : ils ne peuvent donc pas voter.

Cet accord, peut être antérieur, a été enregistré au cours d’un Conseil où siégeaient 8 administrateurs tous membres de la même famille politique : le PRG de la Rochelle.

Trois mesures sont maintenant nécessaires :

  • Annuler ce contrat invraisemblable et revoir les conditions d’emploi du Directeur,
  • Rendre à la Ville qui en a bien besoin les 280 000 euros que la filiale très prospère peut lui payer pour l’année 2015,
  • Renouveler le Conseil d’Administration de cette société publique locale pour repartir sur des bases nouvelles et permettre un contrôle équilibré des décisions prises.

Enfin, nous proposerons des mesures nouvelles pour exercer un contrôle plus efficace et respectueux de l’emploi des deniers publics dans les établissements publics locaux.

Conseil Municipal du 29 Juin 2015

Conseil Municipal du 28 Juin 2015

La Chambre Régionale des Comptes vient de sortir son rapport sur la Ville de la Rochelle.

C’est à peine croyable, on croirait lire mot pour mot nos propres interventions :

La Cour pointe la nécessité de dégager des marges de manœuvre financière ,ce qui est exactement le message que notre Groupe répète à chaque occasion.

Il sera impossible au Maire de tenir ses engagements et de manière plus générale de faire avancer les projets bloqués de la Ville sans faire des réformes importantes :

La Cour recommande de céder des bâtiments improductifs et couteux ,et l’audit annoncé depuis des mois sur le patrimoine immobilier se fait attendre ;nous réclamons également comme la Cour des Comptes une programmation et l’annonce d’objectifs de cession sur plusieurs années pour éviter les décisions au coup par coup.

La Cour stigmatise les horaires des personnels municipaux inférieurs de 78 heures par an à l’horaire légal déjà réduit des fonctionnaires territoriaux. Elle estime que les départs en retraite non remplacés sont une occasion pour faire ces économies de fonctionnement indispensables.

La Cour comme nous le faisons régulièrement rappelle la nécessité de mieux contrôler les subventions aux associations.

Réduire l’endettement ,ne pas augmenter les taux et néanmoins investir dans les programmes urbanistiques nécessaires va demander de faire des choix, de définir des priorités, et d’effectuer des arbitrages entre les divergences politiques de la majorité.

 

La Nouvelle Cité Municipale dite Choderlos de Laclos

Oui à une Oeuvre symbole ,non à un déménagement administratif

 

Nous sommes favorables à ce projet de renouveau de notre cœur de Ville à trois conditions :

Revoir les modes de fonctionnement internes et utiliser au mieux tous les nouveaux outils de communication avec la population :il ne s’agit pas de construire un immeuble administratif de plus à l’Arsenal pour reloger des services.

Pour un budget prévisionnel estimé de 30 millions d’euros ,qui s ‘ajoute au cout de la reconstruction de l’Hôtel de Ville, il faut faire un geste architectural :les deux bâtiments caserne de la fin du 18 ° siècle peuvent devenir un monument nouveau totem urbain.

Enfin, c’est l’occasion de montrer notre savoir faire local en matière de rénovation énergétique d’immeubles anciens et de s’inscrire résolument dans le mouvement des « smart cities ».

Carré Amelot :une décision incompréhensible

Le recrutement de 17 fonctionnaires territoriaux pour éviter la menace d’une mauvaise interprétation juridique de cette association au caractère para-municipal trop marqué est incompréhensible :

La Cour des Comptes n’a rien relevé d’anormal dans le rapport que nous venons de recevoir et elle ne recommande certainement pas d’augmenter les effectifs sous statut public.

Par ailleurs, le projet culturel du Carré Amelot qui sous-tendrait cette reprise en main municipale est inconnu à ce jour ,malgré toutes les discussions des Assises de la Culture qui ont eu lieu et qui étaient supposées définir un cadre d’avenir.

Conseil Municipal sans relief le 18 mai

Conseil Municipal du 18 mai 2015

 A nouveau ce Conseil Municipal a peu de consistance.

La présentation des quelques nouveaux aménagements de piste cyclable ne prête pas à polémique ; le réseau actuel doit être complété et sécurisé pour offrir une alternative aux déplacements motorisés.

Le passage à la tarification au quart d’heure pour les tarifs de stationnement nous amène à rappeler la nécessité de faciliter les déplacements domicile-travail : oui à la lutte contre le dérèglement climatique, mais sans oublier les travailleurs qui ont besoin de se déplacer : on vérifiera si la refonte annoncée à la rentrée des tarifs de stationnement et des billets combinés parking relais/bus amènera plus de progrès que de contraintes.

A noter, hors Conseil Municipal, que les négociations de refonte des accords sociaux à la RTCR sont revenues à la case départ, puisque le personnel a rejeté à une courte majorité le projet d’accord qui lui était proposé. Le Conseil de la RTCR a décidé de dénoncer ce 18 mai les accords de 1983 qui reviennent en vigueur et s’ouvre donc une nouvelle période de négociations pour réduire le surcout très important induit par ces vieux accords de 30 ans.

Le budget des Centres Sociaux est reconduit, mais on réclame en Conseil une information structurée pour connaître la nature des contrats d’objectifs passés s’ils existent avec les centres sociaux. Leur situation financière est généralement très fragile et le statuquo où l’on reconduit l’existant sans choisir des priorités claires ne fait qu’entretenir la précarité de la situation et des personnels impliqués dans ces Centres. Je rappelle le rôle que devrait jouer le CCAS pour coordonner l’action sociale et lui redonner une cohérence d’ensemble : la situation est encore confuse car on ne veut rien bouger.

Les effectifs des écoles primaires ont encore baissé comme chaque année, et quatre classes vont fermer : les familles des classes moyennes quittent la Ville pour s’éloigner dans les villes et villages avoisinants. Je réclame à nouveau une information structurée sur les effectifs des classes primaires école par école. La réponse traditionnelle à la Rochelle à base de dose massive d’HLM ne résout pas cette question pour les couples de travailleurs avec enfants, on le voit bien, et il s’agit de rendre effective une offre de logements à prix intermédiaire dans un quartier sécurisant et adossée à un système de garde d’enfants, parascolaire et éducatif attractif.

Ombres et lumières au Conseil Municipal d’Avril

Conseil Municipal du 20 avril 2015 à La Rochelle

Ombres et lumières.

Le Conseil est perturbé à nouveau en début de séance par une manifestation de représentants syndicaux Sud et Cgt. Ils se plaignent de la possibilité de réformes d’organisation stressantes et notamment de l’embauche de nouveaux cadres de contrôle de gestion et d’audit.

  • Pourtant ce Conseil va valider le choix de dépenser 1,2 Million d’euros dans le relogement de syndicats départementaux, alors que plus de 450 000 mètres carrés de surfaces municipales existent : on n’aurait pas trouvé dans cette masse de bâtiments, de surfaces libres et adaptées pour reloger ces équipes ! Comment expliquer que l’on cherche réellement des économies avec de telles décisions si faciles à ne pas prendre.
  • Nous apprenons que les agents du Carré Amelot vont être titularisés dans le statut de la fonction publique !autre décision incohérente et pour le moins prématurée alors que le projet sur l’avenir de cette association culturelle est encore en débat ; cette décision décrédibilise également les efforts annoncés pour faire des économies de gestion et des réformes d’efficacité.
  • Plus claire, l’annonce de la présentation de La Rochelle comme site nautique dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024. Nous serons en concurrence serrée avec Le Havre, Brest et Hyères très certainement. Les Verts s’opposent comme à Paris à cette orientation qui faisait clairement partie de notre programme municipal : à notre demande, la réponse sur la nature des équipements nécessaires est crédible : plateau nautique existant, plan d’eau de qualité, vaste centre de presse à l’Encan et possible village olympique pour loger les 500 athlètes et leurs accompagnateurs dans le futur quartier de Bongraine et une desserte ferroviaire directe et rapide qui sera ouverte. Nous votons naturellement en faveur de cette candidature.
  • Autre réponse à nos questions, plus attentiste, sur le projet de protection contre la submersion marine liée au PPRL. La friche du Gabut n’a pas encore de destination connue et attendra le résultat de l’impact réglementaire des nouvelles protections à construire d’ici 2017/2018 entre le Bout Blanc et la Place de la Motte Rouge.
  • Débat classique en fin de Conseil sur l’A831 entre les tenants de ce projet dont nous sommes et les contradicteurs verts et socialistes de l’opposition municipale. Ces derniers ont déposé une motion défavorable à ce projet qui sera repoussée par 35 voix dont les nôtres contre 12 voix issues de l’opposition socialiste et des Verts des deux camps municipaux.
  • La restitution des consultations sur le projet Ville Apaisée a eu lieu cette semaine, également. Le contenu s’éclaircit :il s’agit de limiter au maximum la circulation de transit, en supprimant les possibilités de couper en Ville pour traverser l’agglomération,de créer des axes cyclables continus et protégés et de limiter au maximum la vitesse dans les quartiers. L’ensemble a une cohérence pour améliorer le cadre de vie urbain, mais n ‘est par encore inscrit dans un schéma global : quelle desserte en transports collectifs, quels nouveaux stationnements, quelle augmentation de capacité de la rocade, on retrouve la question lancinante de l’A 831 qui bloque l’ensemble.

Transports et Conservatoire à la une du Journal en Mars

Journal d’un élu d’opposition indépendant à La Rochelle.

La période des élections départementales en Mars 2015 a ralenti l’actualité des Conseils municipaux et communautaires.DSCN0873

Nos interventions ont porté en particulier sur le choix de localisation du futur Conservatoire Musique et de danse. Un mot de la Ville repris dans ce blog dénonce le manque total de discussions ouvertes sur ce choix et l’absence de vue d’ensemble sur l’avenir du Centre Ville. Il semble que la nouvelle Municipalité n’a pas pris la mesure du problème d’appauvrissement commercial et économique du Centre, et on devra continuer de défendre ce thème à l’occasion des plans de desserte urbaine, en voiture et en transports publics.

Les transports ont donné lieu à des échanges intenses dans le cadre des Conseils de la Rtcr, la régie locale de transports. Les élus du groupe des indépendants au Conseil Communautaire ont demandé des explications sur les comptes 2014 et sur le budget 2015 ;au terme de ces explications fournies avec détails, nos trois représentants  ont voté contre l’approbation du budget :il n’y pas encore de preuve suffisante d’une amélioration des coûts d’exploitation au cours de ces deux années 2014 et 2015 :les charges continuent d’augmenter malgré la baisse du prix ces carburants et de subir l’inflation des négociations de salaires et du poids de l’ancienneté ;les mesures d’économies annoncées ne se concrétisent pas.

Au cours de ces deux Conseils de près de 4 heures chacun, deux réalités ont été reconnues et réaffirmées plusieurs fois : le surcoût d’exploitation est de l’ordre de 1,5 million d’euros par an, si on compare avec soin à des réseaux comparables en France soumis à la même convention collective, soit environ 11 % des coûts à la charge du contribuable pour la seule partie des bus de la Régie, sans compter le coût des autres bus de l’Agglomération ni celui des bateaux et services de vélo.

Le deuxième point d’analyses partagées au cours de ces Conseils a été la réaffirmation de la faible fréquentation du réseau de bus, moins de 2 passagers par km parcouru.

C’est le plan de transports choisi par la CdA qui est en cause et pas la Régie : les lignes express type Illico sont les meilleures lignes, mais restent très faiblement fréquentées si on compare là aussi à d’autres réseaux français et les autres lignes affaiblissent encore plus le dispositif.

L’objectif affiché serait de passer d’une part de marché des transports publics de 5 à 7 % des déplacements totaux, ce qui est un objectif ambitieux de croissance, mais à quel prix pour le contribuable ?

Dossier d’ensemble épineux : un appel à concurrence entre grands opérateurs nationaux spécialistes du métier permettrait de préserver l’intérêt général : une desserte urbaine optimisée, facilitant les déplacements individuels et collectifs au moindre coût pour le public.

Peut on se passer d’un regard extérieur et objectif pour aider à résoudre ce problème complexe ?

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Cda Conseil du 26 février 2015

Cette proposition de site pour un futur Conservatoire de Musique et de Danse à la CDA est une mauvaise idée, adoptée sans discussion préalable et sans plan d’ensemble.

•Absence de discussion : Cette proposition de site pour un futur Conservatoire de Musique et de Danse à la CDA n’a été précédée au Conseil Municipal à la Rochelle par aucun débat, ni présentation de scenarios alternatifs.
•A la CdA elle-même, la Commission culturelle n’a jamais été réunie.
•S’implanter au milieu d’un échangeur près de l’Ilot Joffre, carrefour du Canal de Rompsay, du Pont Jean Moulin et du boulevard Joffre est une idée saugrenue : il n’y a encore aucun plan stabilisé pour urbaniser cette zone : quelle configuration de nouveau quartier, quel accès piéton ou automobile depuis l’intérieur de la Ville, depuis la gare ou depuis la rocade ?
•Aucune école à proximité, quelle desserte en transport public, comment feront les enfants ?
•Appauvrir l’offre de services au centre de La Rochelle est par ailleurs une mauvaise idée, alors qu’il faut au contraire tout faire pour le revivifier.

•Et enfin, le projet lui même doit être étudié et réévalué, sur le fond au regard d’autres solutions plus décentralisées et mieux réparties dans l’agglomération:comment économiser sur les couts d’investissement et surtout les couts de fonctionnement futur.

CDA Conseil du 29 Janvier 2015.
Séance budgétaire sans relief : on reconduit les décisions précédentes et pour l’essentiel les budgets des années antérieures.
Sous la pression du groupe des independants, l’Administration communautaire a fini par accepter au dernier moment de revoir ses mises en place d’effectifs afin de rendre concrète le début d’exécution de la stratégie économique votée il y a un mois : la résistance au changement est importante et le bureau communautaire a peu de vue d’ensemble, chaque élu se concentrant en priorité sur son propre secteur et chaque maire naturellement sur son village ou sa ville.
A la réunion des indépendants nous amenons avec Véronique l’idée d’un contrôle des orientations de chaque vice présidence par l’un d’entre nous et pas seulement celles qui nous sont dévolues : économie et propreté.

Conseil Municipal du 26 janvier 2015

Budget 2015 de la Ville de la Rochelle.

Nous ne pourrons pas approuver ce budget dont les moyens ne sont pas alignés avec les besoins et les annonces.
Le Contexte :
•une diminution constante et prévisible des ressources fiscales de la Ville,
•des besoins accrus de financement pour tenir les projets annoncés, vitaux pour la Ville
•des problèmes sociaux spécifiques à la Commune qui ne diminuent pas,
(Les dotations de solidarité et de péréquation en hausse indiquent malheureusement que la Ville s’appauvrit par rapport au reste du territoire français.)

Ce contexte exige des économies sur les couts de fonctionnement, une organisation repensée pour être efficace, des redéploiements de crédits et de services.
En clair, une organisation municipale et des ressources en ligne avec les besoins.

Les plus
•Une présentation lisible et compréhensible
•Un engagement sur le maintien à minima de l’enveloppe d’autofinancement annuel et la maitrise des dépenses de fonctionnement
•La baisse des charges financières
• L’engagement de ne pas appliquer la taxe Duflot sur les résidences secondaires

•Un renforcement des effectifs de la police municipale et un timide pas pour étudier la vidéo surveillance.

•La relance d’une série d’études urbaines
Oui à la suppression de la friche du Gabut et à l’idée de créer un espace public ouvert à vocation culturelle
Oui à la relance de l’espace Gare et du centre multimodal
Oui à une redéfinition d’ensemble du projet Beauregard
Oui aux travaux soutenus dans les écoles et salles de sport et pour terminer enfin le Musée maritime et ses abords ainsi que la Passerelle du Nouveau Monde.

Les Moins

•Toujours plus d’impôts locaux +2,48%, 1,5 millions€ pour toujours moins de contribuables
•Des dépenses de personnel en hausse (de l’équivalent des économies des charges générales)
Et stables si on neutralise le cout des TAP.

•Sur la question de l’aide sociale, pas de réforme structurelle visible : sous couvert de maintien des subventions à objet social, on conserve la confusion et on ne clarifie pas les rôles du service d’action sociale et sanitaire, celui du CCAS, et la nature des rapports avec les centres sociaux.
A propos du CCAS, la forte subvention maintenue à 7,2 M€ doit être comprise en deux parties :
•une aide sociale de 3 M€ correspondant aux secours individuels et au cout des 35 personnels sociaux de soutien à la population dans le besoin.
•et une compensation du déficit des maisons de retraite pour 4 Millions €, dont l’essentiel provient d’une tarification très insuffisante par rapport aux couts engagés : soit un cadeau de plus de 1000 euros par mois et par personne agréée alors que seuls 25 % des familles des personnes hébergées n’ont pas le niveau de ressources nécessaires pour prétendre à une aide sociale.

•A propos des nombreuse études annoncées, on ne note pas de réforme et de renforcement des services d’urbanisme pour faire face aux enjeux de programmation et d’exécution efficace des projets.
Une incompréhension sur les budgets timides de travaux sur le Vieux Port en 2015.
(Pour les projets, un fort doute sur le choix de Rompsay pour le Conservatoire : abandonner le centre Ville qui a besoin au contraire d’une relance est une mauvaise idée).
Rien en effet sur la revitalisation économique du Centre Ville, en pleine concurrence avec une zone de Beaulieu relancée par de nombreuses installations et une requalification de ses espaces, sclérosée par des règles de secteur sauvegardé très contraignantes.
Rien sur de nouveaux accès et stationnements nécessaires pour le desservir.

•Une opposition au projet d’investissement sur l’immeuble ex Assedic destiné à loger des délégués syndicaux du département, sans aucun lien avec la défense des intérêts des employés municipaux.

•Un schéma directeur immobilier en forme d’arlésienne, annoncé mais pas opérationnel : on fait appel à des consultants pour faire l’inventaire de son propre patrimoine, ce qui dénote d’ailleurs le manque de moyens internes pour faire face aux enjeux urbains et immobiliers de la Ville.

•Un autofinancement qui ne progresse pratiquement pas à 13,6 M€, malgré la meilleure contribution des parkings et la baisse des charges financières.

•Et donc un budget d’investissement stable à 23 M, dont plus de la moitié en investissements courants de maintenance et donc seulement 10M en investissement d’avenir.

En résumé, on peut noter :
•Une inflexion sur la maitrise des dépenses courantes et une volonté que nous partageons de relancer les nombreux projets urbains de la Ville qui étaient dans les tiroirs.

•Mais une grande timidité de réformes et d’arbitrages pour améliorer l’autofinancement, restructurer les services et redéployer les moyens et les compétences internes indispensables pour faire face aux enjeux sociaux et urbanistiques.

CDA Développement économique de l’Agglomération.
24 Novembre 2014

Un groupe de travail sous la présidence du vice-président Algay, maire de l’Houmeau et chef d’entreprise lui même, par ailleurs membre du groupe des élus indépendants, a conçu un plan de relance du rôle économique de la CDA.
Il a développé quelques axes stratégiques et conçu une démarche sur filières prioritaires.

Développer une culture de l’entreprenariat et animer le tissu économique du territoire,
Favoriser la structuration et la compétitivité des filières du territoire : Agroalimentaire, industries numeriques, éco activités et ville durable, nautisme, Industrie & Sous-traitance, dont Economie portuaire. Compléter l’écosystème innovation du territoire Renforcer les atouts du territoire et les facteurs d’attractivité de l’agglomération.
Développer l’image économique du territoire pour capter de nouveaux emplois
C’est un plan stratégique qui a le mérite de poser des jalons de pensée et de marquer une volonté d’agir.
Mais ce plan est partiel et va devoir se heurter à plusieurs obstacles.
Plan partiel de développement, car il ne traite pas de la majorité des emplois : les activités dites présentielles, c’est à dire tous les services rendus à la population locale et le tourisme pour les services à nos visiteurs ; plus de 80 % des emplois locaux sont liés à ces deux niveaux de services. L’essentiel pour développer l’emploi consiste à faire croitre la population locale et surtout son niveau de vie et donc de consommation locale. L’impact de la croissance nette des activités destinées à des clients non résidents devra donc être particulièrement fort pour être véritable ressenti. J’ai indiqué en séance du Conseil communautaire le besoin d’une ambition forte en taux de croissance de ces activités « export », mais ce message n’a pas été compris. Je le répèterai à nouveau.
Ce plan de développement nécessite de faire des choix et on devra apprécier la réalité des priorités budgétaires effectives, et juger de la bonne volonté de l’administration pour se réorganiser de manière efficace.
Conseil Municipal du 28 Novembre 2014

Affluence des grands jours. Le Maire a annoncé dans la presse qu’il allait démettre un des adjoints de sa délégation. Les motifs invoqués sont le manque de participation aux travaux collectifs et l’indiscipline majoritaire. L’intéressé se défend en dénonçant le fait d’avoir été un alibi pour capter des voix et d’être devenu une marionnette sans responsabilités.
Débat tragicomique, car le fond du dossier n’est pas là : depuis le départ, ce recrutement était à objet exclusivement électoral et les deux autres candidates de mars 2014, dont Dominique Morvant, avaient quant à elles clairement refusé de rentrer dans cet échange malsain.
Le reste du Conseil comprend peu de sujets décisifs, et nous essayons de relever le niveau des délibérations :nous posons une question orale pour savoir si La Rochelle va appliquer la surtaxe de 20 % sur la taxe foncière des résidences secondaires, qui est incluse dans les funestes projets gouvernementaux. Le Maire répond négativement en utilisant curieusement les arguments que nous avons employés pour dénoncer l’application à la Rochelle de l’encadrement des loyers de la loi Duflot/ Alur : message négatif aux investisseurs et propriétaires, coup bas pour le bâtiment et instabilité fiscale.

Nous intervenons dans le cadre des projets liés au Papi, le Plan action et de prévention contre les inondations. Pour l’instant la concertation et les études donnent lieu à des considérations techniques de protection, mais elles ne s’inscrivent pas dans un projet architectural ou urbanistique. Nous proposons un concours d’idées ouverts aux artistes et urbanistes pour ouvrir le champ des possibles et favoriser la créativité. Le Maire ne semble pas insensible à cette idée mais est visiblement enfermé dans la logique technocratique de quête aux subventions liées au Papi et évoque surtout les contraintes administratives de protection littorale.

Régie des Transports de La Rochelle RTCR
Conseil du 4 Décembre 2014
Nous avons participé avec Michel Robin et Paul Roland Vincent, les deux autres administrateurs du groupe des indépendants à la CDA, au Conseil de la Rtcr et j’avais pris l’initiative de rencontrer le Directeur avant la réunion, ainsi que Brigitte Desveaux, la vice-présidente écologiste en charge de la mobilité.
Sur l’atterrissage des résultats 2014, la Rtcr rentre dans les clous et a pu fonctionner dans le cadre de la subvention d’équilibre annuelle de 18 millions d’euros. La convention de services est respectée.
Pour 2015, la subvention sera augmentée de 0,5 %, selon les accords signés avec la CDA et devrait également être suffisante pour couvrir les charges annuelles de la RTCR.
On sera à services constants car il n’y pas de modification significative prévue des services.
Par contre la Direction s’est engagée dans une renégociation assez partielle des accords collectifs avec le personnel et le respect du budget 2015 va dépendre fortement de la réalité des signatures finales avec les syndicats.
Donc en résumé budget 2015 assez tendu.
Mais l’essentiel n’est pas là:
L’enjeu d’avenir concerne l’échéance au 1er Juillet 2017 avec le choix crucial entre mise en concurrence ou choix d’un opérateur public intégré. Soit la Régie se survit à elle même en intégrant les services internes de la CDA. C’est le choix politique que défend le directeur de la Régie, avec conviction. Il est membre actif du Gart qui regroupe les régies françaises et défend cette municipalisation totale des transports urbains
Soit on confie les opérations à un professionnel tiers qui fera la meilleure proposition d’ensemble pour la durée de la concession.
La position de Brigitte Desveaux, n’est peut être pas encore établie, et nous ne connaissons pas encore le fond de la pensée de JFF, des services et de la hiérarchie de la CDA…
En ce qui nous concerne, nous devons défendre la notion de mise en concurrence, ce qui est la seule manière efficace de s’assurer que le budget total de 32 millions d’euros consacré à la mobilité est le mieux engagé
Novembre 2014
Desserte TGV de La Rochelle : il est temps de faire un dossier solide.

Pour la Rochelle, il est urgent maintenant de marquer notre détermination à obtenir plusieurs liaisons quotidiennes avec Paris, sans passer par Poitiers, en utilisant la nouvelle voie qui passe à l’ouest de Poitiers et se raccorde directement à notre ligne vers Niort.
S’arrêter à Poitiers signifie perdre 15 minutes sur le trajet:2h50 au mieux en passant par Poitiers, 2h35 en évitant Poitiers.
Les TER modernes sont aussi rapides que les TGV sur la ligne ancienne; la desserte 2017 à négocier d’urgence est une combinaison TGV/TER, qui concilie dessertes régionales, liaisons très rapides avec Paris et correspondances à Poitiers pour rejoindre les TGV Roissy CDG, Lille Belgique ,Thalys, voire Eurostar.
La CDA doit constituer, après voir vérifié ce que les services de la Région Poitou Charentes ont imaginé, un dossier structuré de la desserte nécessaire de la Rochelle à l’horizon 2017,aussi bien régionale que nationale et internationale, en concertation avec Niort, Rochefort et naturellement le Département de Charente Maritime.

6 Novembre 2014.
Comités de quartier, Comités de secteur, Démocratie participative

Réunion ce 6 Novembre pour relancer les comités de secteur enterrés par la précédente Municipalité.
L’Adjointe au Maire chargée de ce dossier tente de ranimer le sujet, mais la confusion règne toujours :
D’une part, les comités de quartier, plus de vingt à la Rochelle, ne ressentent pas le besoin de créer un niveau administratif de plus et ils sont probablement échaudés par les pseudo concertations établies précédemment ;
D’autre part, les sujets transversaux communs à plusieurs quartiers peuvent être vus par une simple combinaison des quartiers concernés sans recréer une usine à gaz,
Et enfin on attend encore la moindre expression d’une politique ou d’une stratégie urbaine quelconque, si on met à part le concept un peu émollient de Ville Apaisée qui a été lancé par l’élu écologiste en charge de la mobilité.
au service nos habitants.
Un cabinet de conseil semble prêt fournir une prestation d’assistance à maitrise d’ouvrage, pour l’appel d’offres éventuel, mais il n’a pas encore été mandaté, puisque la décision sur ce thème n’est pas prise.
Affaire à suivre de prés.

Elu pour la première fois en Avril 2014, je siège au sein du groupe d’opposition de la Droite et du Centre au Conseil Municipal de La Rochelle, je participe au Conseil du CCAS, le Centre Communal d’Action Sociale de la Ville. Je siège également au Conseil Communautaire de la CDA, Communauté d’Agglomération qui regroupe les 28 communes autour de La Rochelle, ainsi qu’au Conseil de la RTCR, la régie communautaire publique des transports locaux.
Ce Journal ne fait pas le compte rendu des séances ; il a pour objet de résumer nos principales observations qui ont été formulées en séance ou que nous comptons mettre en avant. Il reprend également des commentaires faits sur mon compte Facebook, à l’occasion de tel ou tel article journalistique ou bien d’un évènement local.

Deuxième Conseil Municipal le 19 mai 2014.
Impôts locaux, réformes structurelles

Les Comptes 2013
Première délibération sur l’approbation des Comptes administratifs : curieuse procédure où on approuve un travail administratif de clôture annuelle sans Commissaires aux Comptes indépendants.
J’interviens pour analyser les tendances de fond et préparer la programmation des années à venir : on y voit des impôts locaux en hausse continue depuis 6 ans malgré la baisse de population et la faible évolution des revenus des habitants, revenus qui restent inférieurs à la moyenne des villes comparables.
20 %de hausse par habitant en 5 ans !
Je rappelle que la première décision de la Municipalité nouvelle a été d’augmenter les impôts ; le Maire fait mine de ne pas approuver ce commentaire, en se refugiant derrière le maintien des taux d’imposition et en considérant que la hausse des bases ne lui est pas imputable, ce qui est exact, mais il pourrait compenser cette hausse par une baisse des taux : ces taux sont largement plus élevés que la moyenne nationale, surtout pour la taxe foncière.
Ne serait ce pas une pénalisation un peu idéologique et électorale des propriétaires ? Deux tiers des habitants de la Ville sont locataires alors que deux tiers des habitants de l’Agglomération ,en dehors de la Rochelle sont propriétaires .N’est ce pas une réelle pénalisation pour notre attractivité et le cout des loyers des habitants.
Deuxième commentaire sur la baisse probable des dotations d’Etat, avec l’inéluctable tentative de réduction du déficit de l’Etat, dont le budget comprend 50 milliards de dotation aux Collectivités locales.
Réflexion sur le niveau de la dette : 120 millions fin 2013, soit un taus de désendettement de 5,9 considéré conne acceptable, alors qu’il serait largement excessif en entreprise .Le Maire évoque la valeur vénale du patrimoine de la Ville 1,6 Milliard €, mais seul compte vraiment l’actif qui peut dégager des revenus, tels les parkings et le Port ; je soumettrai d’établir un budget annexe pour le Port afin d’isoler ses charges d’entretien et d’emprunt. Le Maire reparle de son projet électoral de réduire à 100 millions € la dette en fin de mandat.
Je préconise une approche structurelle des réformes, pour lutter contre la dérive naturelle d’une gestion au fil de l’eau ; cela veut dire qu’il est nécessaire de choisir ses priorités de services et qu’il faut revoir systématiquement les modes d’organisation de ces services publics prioritaires : une liste de chantiers de reforme devrait être mise au point. Est ce que cette équipe est programmée pour cela ?

La Réforme des rythmes scolaires

Incroyable réforme qui met à la charge des Collectivités une responsabilité éducative, péri-éducative certes, mais que les enseignants auraient dû au moins encadrer, alors qu’on est obligé d’engager des coordinateurs, 15 nouveaux fonctionnaires pour la seule Ville de la Rochelle ! Pour encadrer des animateurs, près de 200 à la Rochelle ! Activités gratuites pour les parents, mais un coût annoncé de 800 000euros plus les subventions de l’Etat de 250000 euros, soit un cout supplémentaire de plus d’un million d’euros, pour 5000 élèves soit plus de 200 euros par élève.

Charge nouvelle à financer pour la Ville, mais surtout à assumer : quelle direction pour cet ensemble, quel projet, quelle maitrise des contenus, quelle évaluation des résultats ?
Nous votons contre le manque de préparation de cette réforme et préconisons un deuxième report annuel.

L’inflation des adjoints et conseillers délégués
Contrairement à ses promesses, le Maire n’a pas pu résister à rémunérer la quasi intégralité de ses 35 équipiers, à hauteur de 1500 euros pour chacun des 17 adjoints et 900€ pour chacun des 14 conseillers délégués, ce qui n’est pas une indemnité mensuelle negligeable.Trois conseillers pour les sports et trois pour la culture et rien pour le tourisme ou l’économie ou la conduite des reformes…
Le Maire répond en argumentant sur la nécessité de participer aux innombrables associations et commissions de vie locale, ce qui n’est pas inexact mais ne justifie pas de tels émoluments. Nous rappelons que notre projet ramenait la gouvernance municipale à 12 adjoints et 4 conseillers délégués.
Nous avions prévu également de confier à trois élus la responsabilité de chercher des sources d’efficacité dans l’organisation municipale et de faire la chasse aux abus.

Nous posons la question sur l’évolution de l’Office de Tourisme, toujours pas de réponse concrète.
Question sur la réfection de la digue du Lazaret : un point sera fait au prochain Conseil.

Conseil Municipal du 13 Octobre 2014
Urbanisme, Office de Tourisme, Hôtel 5 Etoiles Droit d’expression de l’Opposition de la Droite et du centre, Subventions municipales.
Quelques avancées en matière d’urbanisme : Le site du Gabut a été dégagé et la Grande Roue, place de la Motte rouge démontée : deux verrues viennent d’être supprimées.
Le Maire annonce que le projet d’hôtel ne sera pas poursuivi sur ce site près des tours : décision compréhensible sur ce site sensible. Il s’agit maintenant de convertir cet espace emblématique en nouveau lieu de perspectives et/ou d’animation culturelle, et de tenir compte des contraintes maritimes de submersion.
Mais il faut maintenant activer un projet alternatif d’Hôtel 5 Etoiles pour compléter notre offre touristique de qualité et tirer la Ville vers le haut.
Pour la Grande Roue, on ne doit pas renouveler tous les ans cette erreur de prolonger une attraction foraine pendant 6 mois, sur un site d’entrée aussi prestigieux dans le Vieux Port et d’accès à la Ville.
Un Atelier d’Urbanisme va être créé ,idée moins ambitieuse que l’Agence d’Urbanisme que nous avions imaginée dans le programme de notre liste : un cabinet architecte coordinateur devrait être choisi pour planifier de manière cohérente les très nombreux projets possibles qui sont dans les cartons et dont très peu ont avancé au cours de la mandature précédente :le Vieux Port piéton et son réaménagement, la friche ferroviaire entre l’Encan et la Gare, le pôle multimodal, le canal de Rompsay et le secteur Joffre, le quartier Beauregard, le quartier Mangin et ses liaisons avec le Centre…
Voici une liste provisoire des chantiers virtuels d’habitation laissés en suspens :
Sud Gare : plus de 700 logements.
Secteur Cognehors/Mangin : 700
Quartier Bongraine : 450
Beauregard : 450
Tasdon : 300
St Eloi /Canal de Rompsay : 800 à 1000
St Eloi : 100
La Genette : 500 logements répartis sur différents programmes

Le schéma directeur Immobilier du patrimoine de la Ville est relançé, et devrait déboucher sur un programme de cessions de bâtiments, de rénovations énergétiques ciblées et de repositionnement des services : on a du mal à croire que ce programme n’ait pas été lancé depuis longtemps.

L’Office de Tourisme pourrait être adossé à la Sem La Rochelle Evènements, ce qui est exactement le projet que nous avions au sein de notre équipe de campagne, afin de renforcer la solidité et la cohérence de ces deux outils touristiques.
Il reste à définir maintenant une identité et un programme de mise en valeur des atouts de La Rochelle. La nouvelle donne sur le Musée Maritime pourra contribuer à ce renouveau.
Notre Groupe a mis en avant dans la séance du 13 octobre le manque de place scandaleux laissé à l’Opposition municipale de la Droite et du Centre dans le journal de la Mairie : 1/3 de page sur un total de quarante pages : 4 pour 1000 de l’ensemble ! La promesse d’un rendez vous avec le Maire a été obtenue pour modifier le règlement intérieur voté malgré notre hostilité par la majorité.
Le texte actuel prévoit par ailleurs la possibilité de questions orales : il sera bon de programmer des questions de fond à poser pour sortir de la routine de l’ordre du jour imposé.
Nous nous abstenons au moment du vote des subventions : il s’agit pour l’essentiel de reconduire des montants et des pratiques antérieurs. Le problème que nous dénonçons est l’absence complète d’informations sur l’objet même des conventions qui soutiennent ces subventions : quelles missions ? Quelles priorités ? Quels publics

Le CCAS de La Rochelle, une institution à recentrer.

Je participe aux travaux du Conseil du Centre Communal d’Action Sociale. Très bien accueilli dans cette enceinte par les fonctionnaires et les élus désignés, je commence à exprimer quelques axes de réforme .Je préconise un sérieux recentrage du rôle de cette institution probablent utile mais couteuse pour les deniers publics : 7 millions de contribution fiscale par an.

Pourquoi le CCAS de La Rochelle doit il se recentrer ?

L’action sociale qui est la justification principale d’un CCAS,
• Reste ici très partielle : de nombreuses autres organisations rochelaises s’en occupent, dont principalement les centres sociaux qui quadrillent le territoire communal,
• est peu ciblée, il n’y a pas de public prioritaire identifié, alors que des poches de chômage massif entrainent des situations très difficiles, dont une vraie politique de prévention et d’éducation limiterait les causes premières.
• est minoritaire et limitée dans son fonctionnement interne, 85% des effectifs du CCAS sont engagés dans le service aux personnes âgées et seulement 35 personnes sont engagées opérationnellement dans l’aide sociale.

Un projet porteur pourrait consister à confier au CCAS le rôle de chef d’orchestre du projet social communal :
• Identifier des priorités,
• définir un plan d’action vis a vis des publics ciblés prioritairement, par exemple, comme l’indiquent les résultats de l’Analyse des Besoins Sociaux, les jeunes élèves en risque de décrochage scolaire et leurs familles, les familles monoparentales et autres en difficulté, l’aide alimentaire pour les plus démunis, les personnes âgées sans ressources, la prévention maternelle et infantile.
• Et donc coordonner, animer et organiser l’action avec tous les acteurs associatifs ou commerciaux rochelais agréés.

Comment se recentrer ?

Pour pouvoir jouer ce rôle de coordination et d’impulsion d’une politique sociale volontariste, le CCAS doit séparer clairement ses activités de coordinateur social de celles de simple opérateur de services à la personne soit à domicile soit en maison de retraite.

Cette clarification des rôles entrainera deux grands avantages :

• Se concentrer sur le rôle-clé de fédérateur social de la Ville et se préparer aux futures réformes territoriales en matière de redistribution sociale et sanitaire,
• Se concentrer sur une gestion économique de ses services aux personnes âgées, pour limiter le déficit annuel qui coute à la collectivité près de 4 millions d’euros par an, dont 3 millions d’euros annuels pour couvrir les pertes d’exploitation des 4 maisons de retraite : près de 10 000 euros de subvention par personne et par an pendant 10 à 20 ans de séjour sans justification de ressources personnelles ou familiales.

Office de Tourisme
Ce trou de l’Office de Tourisme de La Rochelle, plus d’un million d’euros, c’est un gros accident et comme tout accident grave, il faut comprendre comment on a pu en arriver là : l’enquête judiciaire est finie nous dit-on et on ne sait toujours rien de compréhensible !
Un chef comptable a maquillé les comptes semble t’il, seulement pour des fins personnelles ?ou pour tromper des lecteurs inattentifs ? Qui à la Mairie, parmi les élus et les cadres municipaux, était responsable de l’attribution de la subvention et donc du contrôle de l’argent public dépensé, 600 000 euros tout de même chaque année soit le tiers du budget de l’Office ?
Voici ce qu’il faut comprendre, comment la chaine de contrôle municipal a –t- elle pu être leurrée dans de telles proportions ? Une enquête de contrôle interne est absolument nécessaire.

Le Vieux Port mérite mieux et nos visiteurs aussi.
L’offre de produits des marchands ambulants sur les quais du Port est indigne de la qualité nécessaire pour nos touristes et visiteurs notamment internationaux. Alors que le territoire abonde en producteurs, artisans et artistes régionaux de qualité, la municipalité persiste à laisser faire des ventes de produits importés de bas de gamme et de mauvaise bouffe. Une proposition serait de réserver une bonne part des emplacements privilégiés sur les quais à ces acteurs régionaux : une offre de produits et d’oeuvres enfin digne de l’écrin du Vieux Port.

La Rochelle a une image forte et positive qu’on peut utiliser pour attirer de nouvelles énergies et de nouveaux talents. Mais il faut investir pour ne pas rester sur ses acquis et offrir mieux à nos visiteurs et nouveaux arrivants.
D’autre part, un effort de fond est indispensable pour s’attaquer sérieusement au problème principal de La Rochelle Ville: alors que l’Université attire et forme des milliers de jeunes tous les ans, une majorité de jeunes adultes des 4 quartiers pauvres de la Ville ne fait pas d’études ou n’acquiert pas de formation qualifiante, ce qui explique en grande partie le taux de chômage et le taux de pauvreté supérieurs aux taux national ou régional.

Septembre 2014 : Premier bilan au bout de 5 mois de nouvelle municipalité.

Les annonces :
Très peu d’annonces ou de déclarations, à part la création d’un comité d’éthique, sans aucune information ultérieure sur sa mise en place effective.

Les décisions connues :
Reconduire la taxation précédente, soit une hausse de 1 million d’euros d’impôts malgré la baisse du nombre d’habitants et certainement de contribuables effectifs.
Reconduire une équipe d‘adjoints et de conseillers délégués rémunérés très nombreuse, 28 personnes !en annonçant une baisse limitée à 20 % du total des revenus alloués, soit une modeste économie annuelle de 120 000 €.
Préparer dans l’urgence la réforme des rythmes scolaires selon les axes de la précédente majorité, soit un coût fiscal supplémentaire annuel de plus d’un million d’euros dont 800 000 € à la charge du seul contribuable local, en recrutant 15 employés municipaux niveaux pour encadrer les 200 animateurs nécessaires aux activités périscolaires « gratuites » proposées aux écoliers.
Reconduire toutes les subventions précédemment votées à l’identique pour la première partie de l’année.
Engager le choix des équipes d’architectes sur la reconstruction de l’Hôtel de Ville, sur la base des réflexions précédentes.
Soutenir la survie de l’Office de Tourisme, sans donner d’explications compréhensibles sur l’origine de la défaillance.
Arrêter l’hémorragie sur le projet de nouveau Musée Maritime, changer de directeur et engager une réflexion sur le contenu muséographique futur.
Faire un inventaire par un cabinet extérieur du patrimoine municipal et des besoins en travaux au lieu de confier cette tache essentielle aux équipes municipales internes.
Finir les travaux maritimes engagés avec de très forts suppléments de coûts par rapport aux devis initiaux : portes du bassin des Chalutiers et digue du Lazaret, sans modifier la contribution financière pourtant assez faible de la Régie du Port de Plaisance.
Annoncer en l’absence d’économies effectives, une hausse de l’endettement prévisible en fin d’année de l’ordre de 2,5 millions d’euros, en contradiction avec l’objectif affiché de réduire l’endettement municipal de 20 millions d’euros pour le ramener à 100 millions € en fin de mandature.

La nouvelle Municipalité fait très peu d’annonces ou de déclarations sur les projets d’avenir depuis sa mise en place en Avril dernier : Le Vieux Port, on se contente d’évoquer un calendrier de réflexion, Que devient le pôle multimodal à 3 ans de l’arrivée du nouveau Tgv en gare de la Rochelle ? Le nouveau quartier Sud-gare ? L’aménagement urbain le long du canal de Rompsay, l’Eco-quartier de Beauregard, une nouvelle réflexion est relancé.., la Caserne Mangin ?

Une bonne décision : la suppression de la friche et du parking sauvage au pied de la Tour Saint Nicolas.

On annonce quelques chantiers de réflexion, des audits immobiliers du patrimoine sous- traités à un consultant extérieur, sic. Ou des schémas directeurs ou projets de charte, on pratique essentiellement la poursuite des interventions et des subventions précédentes, on subit des charges nouvelles avec la mise en oeuvre de la réforme gouvernementale des rythmes scolaires, et surtout on poursuit l’alourdissement des prélèvements fiscaux, plus de 1 million d’euros de taxes nouvelles en 2014 sans se créer de marges de manœuvre ou des économies de fonctionnement pour investir.

Conseil Municipal du 15 Septembre 2014
Encadrement des loyers, finances municipales

Deux mauvaises décisions en un seul Conseil!
La majorité municipale soutenue par la minorité de gauche émet un vœu pour encadrer les loyers à La Rochelle ; le Premier Ministre venait justement d’abroger dans la loi Duflos tout juste votée cette disposition considérée comme nuisible pour la reprise économique.
Instabilité fiscale, règlementation nouvelle et provisoire, usine à gaz pour surveiller les loyers, et encadrement autoritaire des prix, voilà exactement ce qu’il faut faire pour casser la confiance des entrepreneurs et des investisseurs que nous cherchons à retenir et attirer à La Rochelle. De plus cette disposition alarmante et idéologique est plutôt de nature à amoindrir l’offre nouvelle en logements ou en rénovation de bâtiments anciens et s’avèrera donc inefficace pour faire baisser les prix.
En supplément dans la même séance, la Municipalité fait voter la fin de l’exonération partielle de taxe foncière pendant deux ans pour les logements neufs ou rénovés.
La Rochelle se distingue déjà par un taux de taxe foncière largement supérieur à la moyenne des villes comparables et on mine encore un peu plus la situation difficile du secteur du bâtiment en supprimant cette exonération.
Une sombre soirée pour les contribuables et pour la confiance locale.

Grand Pavois 2014
Port de Plaisance

Le Vieux Port est absent de cette grande fête du nautisme, vitrine du savoir faire maritime rochelais dans le monde de la plaisance. Un manque qu’il faudra combler pour les prochaines éditions. Réconcilier la Ville avec sa Marina.