Budget 2019 lettre ouverte au Maire

 La Rochelle le 6 décembre 2018 

Monsieur le Maire, 

L’ordre du jour du prochain Conseil municipal du 17 décembre prévoit le traditionnel Débat d’Orientation Budgétaire pour l’année 2019. Cette année, cette discussion financière s’inscrira dans un contexte de crise sociale particulièrement grave

Les origines de ce mal-être social sont multiples, mais ce qui est d’abord et avant tout dénoncé par beaucoup de nos concitoyens est l’érosion généralisée du pouvoir d’achat et le sentiment de déclassement en raison de la faiblesse de nombreux salaires, mais aussi à cause de l’importance des impôts, prélèvements et dépenses contraintes qui pèsent sur le quotidien. Ces factures sont celles de l’Etat – dont la lourdeur a été accentuée par la politique du Président Macron que vous avez soutenu -, mais aussi celles des collectivités territoriales et notamment des Communes. 

Le budget rochelais que vous vous apprêtez à présenter en Conseil municipal en décembre, et à faire voter par votre Majorité en début d’année prochaine, ne peut ignorer ce contexte de grande difficulté pour beaucoup de Rochelais, des catégories populaires mais aussi des classes moyennes. Il ne peut pas être « un budget hors-sol » ignorant la souffrance exprimée dans la rue depuis plusieurs semaines. 

La prochaine élection municipale sera bien entendu l’occasion d’un vaste débat sur les finances, la fiscalité et la politique budgétaire de notre Ville mais, en attendant, nous estimons qu’il y a urgence à agir pour que le budget 2019 soit un budget à forte connotation sociale ayant pour objectif premier la baisse de toutes les factures municipales qui pèsent sur les Rochelais. 

Et la liste de ces factures est longue : fiscalité locale dont le niveau est très élevé (Taxe d’Habitation et Taxe Foncière), tarification de la restauration scolaire, de la garderie périscolaire, de l’eau, du stationnement… sans oublier le plan de circulation que vous avez imposé, sans concertation, qui a eu pour conséquence l’allongement des trajets du quotidien de nombreux Rochelais et donc l’augmentation des dépenses de carburant pour beaucoup de ménages. Pour que de telles baisses des factures municipales soient possibles pour 2019, il vous faut impérativement baisser certaines dépenses de fonctionnement, voire opérer un gel ou une révision à la baisse de certaines dépenses d’investissement prévues. Sur tous ces sujets, notre discours est aujourd’hui en parfaite cohérence et continuité avec ce que nous ne cessons de dire depuis plus de quatre ans en Conseil municipal. 

Il n’y a pas obligation, Monsieur le Maire, à présenter une orientation budgétaire dès le mois de décembre. Vous pouvez très bien retarder d’un mois ou deux ce débat puis ce vote afin de prendre le temps de la réflexion pour modifier, dans le contexte actuel, votre trajectoire budgétaire et présenter, en janvier ou février, un budget dont la préoccupation première sera de faciliter le quotidien des Rochelais en leur redonnant un peu de pouvoir 

d’achat supplémentaire. Car l’urgence, Monsieur le Maire, est de répondre aux appels de ceux qui manifestent leur détresse. Et ils sont nombreux dans notre Ville à connaitre de grandes difficultés. 

Vous avez, Monsieur le Maire, le devoir et même l’obligation d’ajuster votre politique budgétaire municipale à la réalité sociale du moment. Si vous estimez qu’une réunion de travail réunissant, sous votre autorité, l’adjoint aux Finances, la Directrice Générale des services, le directeur des services financiers et les Présidents des groupes d’opposition peut être utile pour aboutir à un « budget d’union municipale » pour répondre à cette urgence sociale, notre groupe sera bien entendu prêt à honorer cette invitation pour servir au mieux les Rochelais. 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments les plus respectueux. 

Bruno LEAL 

Pour le groupe municipal « Union de la Droite et du Centre ». 

Un bilan à mi-mandat globalement négatif !

Un bilan à mi-mandat globalement négatif !

Avril 2017 Voici venu le temps de dresser un premier bilan de l’action municipale. Uniquement guidé par les intérêts des Rochelais, notre groupe n’est pas dans une posture de critique systématique et le démontre régulièrement,mais sur plusieurs dossiers notre opposition est vive.

Notre premier reproche concerne la politique budgétaire, clé de voûte de toute action municipale. Nous déplorons l’incapacité du Maire à faire des arbitrageset réduire ou réorienterles dépenses de fonctionnement de la Ville. D’où l’obligation de trouver davantage de recettes par la vente de biens municipaux, le maintien de taux exorbitants d’impôts locaux, l’augmentation idéologiquede la taxe d’habitation des résidences secondaires et celle du prix de la cantine pour beaucoup d’enfants. Des décisions que nous avons critiquées.

Autre reproche : la fermeture permanente brutale du Vieux-Port. Cette décision majeure – qui impacte fortement le Centre-Ville, également pénalisé par le départ annoncé du Conservatoire et les nouveaux tarifs de stationnement – aurait dû être menée dans la concertation et seulement après l’organisation d’un autre plan de circulation, de nouvelles aires de stationnement, et de transports en commun plus adaptés. Ce ne fut pas le cas.

Déficit de concertation également et brutalité des décisions en ce qui concerne plusieurs opérations d’urbanisme. Densifier notre Ville est une obligation, notamment pour permettre aux classes moyennes de se loger, mais ces nouvelles constructions doivent respecter les riverains et l’identité paysagère des quartiers. Or, de nombreux Rochelais sont légitimement inquiets, notamment à Beauregard ou près de la Gare où le parc Alsace est en outre menacé.

Et d’autres critiques pourraient être exprimées : le problème récurrentde l’insuffisante propreté du Centre-Ville, la circulation de plus en plus difficile,l’inefficace réforme du temps de travail de nos agents, un projet confus de réorganisation de servicescommuns avec la CDA. Sans parler du déficit de communication dont souffrent les élus d’Opposition, trop souvent informés de projets municipaux… par la presse !

Un mauvais budget municipal pour 2017 !

Un mauvais budget pour 2017 !

Le 30 janvier dernier, la Majorité a voté le budget de la Ville pour l’année  2017. Notre groupe s’y est opposé, car nous considérons que la politique budgétaire du Maire est inefficace. Un vote négatif pour plusieurs raisons.

D’abord à cause de l’augmentation de la fiscalité. Certes, nos recettes ont bénéficié de l’accroissement de l’assiette fiscale et de la revalorisation annuelle des valeurs locatives décidée par la Loi de finances, mais notre groupe conteste la majoration de 20 % de la Taxe d’Habitation des résidences secondaires décrétée par la Majorité en partie pour accroître les rentrées d’argent mais surtout pour des raisons idéologiques.

Compte-tenu de l’importance du tourisme et du secteur du bâtiment pour notre économie, c’est un mauvais signe donné aux investisseurs. D’autant que cette augmentation d’une fiscalité déjà trop lourde va à l’encontre des engagements électoraux du Maire.

Ensuite en raison de l’incapacité du Maire à maitriser les dépenses de fonctionnement de notre Ville. Dans un contexte difficile, la seule façon de dégager des marges de manœuvre consiste à réorganiser en profondeur les services pour accroitre l’efficacité et réduire ainsi les dépenses de personnel qui représentent 66 % du budget de fonctionnement. Or, probablement à cause des incohérences de sa Majorité, le Maire continue d’alourdir ce poste budgétaire par des recrutements et en raison d’une très mauvaise et coûteuse réforme du temps de travail de nos agents.

Compte-tenu de cette impasse budgétaire, la Majorité est dans l’obligation de vendre une partie du patrimoine municipal pour financer ses investissements. Notre groupe n’est pas opposé à la cession de bâtiments devenus inutiles et dont l’entretien est couteux. En revanche, nous considérons que toute vente doit être mûrement réfléchie et nous regrettons que notre capacité d’investissement soit désormais dépendante du bon vouloir des acquéreurs et des aléas du marché…

Parents d’élèves rochelais en colère

Juillet 2016 Une légitime colère des parents d’élèves rochelais !

Lors du conseil municipal de juin, des dizaines de parents d’élèves sont dignement venus contester la politique scolaire du Maire. Avec raison, car les motifs de mécontentement de ces familles – maintes fois dénoncés par notre groupe municipal – sont multiples et légitimes. Du jamais vu à La Rochelle !

La situation est préoccupante. Les parents dénoncent en premier lieu les horaires scolaires déséquilibrés et inconfortables pour les enfants et les familles ainsi que le contenu, sans ambitions et sans réel intérêt pédagogique, de nombreuses activités proposées dans le cadre des Temps d’Activités périscolaires (TAPs). Ils critiquent également la hausse démesurée des tarifs de la restauration scolaire qui met beaucoup de familles des « classes moyennes » dans la gêne dans le contexte actuel. Ils déplorent par ailleurs les grèves en continu des personnels scolaires qui perturbent le fonctionnement des écoles. Et d’autres reproches apparaissent dans la lettre ouverte que les parents de 18 écoles ou groupes scolaires rochelais ont publiée sur une page Facebook. Des parents qui déplorent enfin l’absence de dialogue et de concertation de la part d’une Majorité municipale sourde aux appels de détresse qu’ils lancent depuis des mois.

Notre groupe considère que la politique scolaire doit être l’une des priorités de l’action municipale. De notre point de vue, elle doit être menée dans la concertation avec tous les acteurs de la vie scolaire et avec l’ambition d’améliorer la qualité de nos écoles. Dans ce but, nous pensons qu’il est urgent d’organiser des « Assises de l’école » – afin de définir le « projet scolaire » de l’actuelle mandature et les moyens humains, matériels et financiers qu’il nécessite. Car, comme l’écrivait l’humaniste Jean Bodin, « il n’est de richesses que d’hommes ». Et ce terreau doit être cultivé dès l’enfance…

Majorité municipale:un cap nettement à gauche

Majorité municipale : un cap nettement à Gauche !

Lors du premier conseil d’avril 2014, notre groupe avait annoncé que la coalition constituée par le Maire ne tiendrait pas la durée de la mandature faute de cohérence programmatique et politique. L’instabilité de son équipe a depuis montré que notre analyse était juste. En à peine plus de deux ans, le Maire a renvoyé deux Directeurs Généraux des Services, perdu plusieurs membres de son Cabinet, limogé un adjoint et subi, en septembre dernier, la démission d’un autre adjoint et celle du conseiller-délégué aux Finances.

De toute évidence, le départ du centriste Béraud révèle une Majorité désormais nettement dominée par les Radicaux de Gauche et les Ecologistes. Même s’il était isolé parmi ses collègues de Gauche, dont la culture est celle de la dépense publique et du recours à l’impôt, Marc Béraud avait probablement la capacité de freiner certaines dérives budgétaires. Alors que la situation financière de la Ville est très fragile, son départ nous fait craindre de mauvais choix dans un avenir proche.

Et certaines décisions votées le 19 septembre, par la Majorité et par le Groupe « Rassemblement à Gauche » de Mme Jaumouillié, justifient nos craintes. Première mauvaise décision : la majoration de 20% de la taxe d’habitation des résidences secondaires. Une augmentation d’impôt qui ne veut pas avouer son nom destinée à financer les compensations financières accordées aux agents lors des négociations sur le temps de travail. Un très mauvais signe donné par le Maire à l’investissement immobilier. Autre mauvaise décision : l’attribution de subventions aux syndicats alors que la Majorité a déjà décidé de financer la nouvelle Maison des Syndicats. Un investissement très couteux. Autant de dépenses injustifiées en ces temps de rareté de l’argent public.

Budget de la Ville 2016: un compromis fragile

Mairie

De fragiles perspectives budgétaires pour 2016

Notre Ville La Rochelle est aujourd’hui dans une situation délicate. Sa gestion continue d’être très dépensière, alors que le contexte est difficile avec la baisse des dotations de l’Etat. Notre groupe d’opposition estime qu’il faudrait réduire de façon significative les dépenses de fonctionnement afin de dégager des marges de manœuvre suffisantes pour financer l’investissement sans recourir à trop d’emprunts et, si possible, baisser les taux d’imposition anormalement élevés qui pèsent sur les Rochelais.

Or, à cause du manque de cohérence de sa majorité, le Maire renonce à suivre ce chemin. Les effectifs d’agents municipaux continuent d’augmenter ; les subventions ne baissent pas suffisamment et les dépenses générales ne sont contenues que parce que le coût de l’énergie et les taux d’intérêts sont aujourd’hui bas.

L’autofinancement est stable pour des raisons conjoncturelles, mais il est insuffisant pour financer les investissements prévus. D’où l’obligation pour notre Ville de vendre des biens immobiliers pour accroitre ses recettes. Elle espère en tirer 3,8 millions d’euros. Mais cela demeure incertain compte tenu des aléas du marché.

Faute d’une réforme structurelle de nos dépenses de fonctionnement – et d’une réflexion politique en amont sur la mission des services municipaux -, nos finances continuent d’offrir le spectacle d’un équilibre fragile car trop dépendant d’une conjoncture qui peut, à tout moment, se retourner et nous mettre alors en grande difficulté.

Quant aux impôts, aucune baisse n’est bien entendu envisagée !

 

 

 

 

Un Vieux Port raisonné et partagé:une proposition alternative

Un Vieux-Port constamment piéton : Une mauvaise décision pour les forces vives rochelaises !

Depuis le 4 juillet, la circulation automobile est, sauf exception, interdite sur le Vieux-Port. Le Maire a en effet décidé de réserver pour l’essentiel ce cœur de ville aux piétons et aux cyclistes. Inspiré par ses influents adjoints écologistes…

Prise dans l’ambiance de l’été – sans concertation préalable, sans étude d’impacts, et seulement après les élections départementales -, cette décision se révèle aujourd’hui néfaste pour beaucoup. Pour les commerçants du Centre et des artères proches – dont la clientèle diminue – ; pour les Rochelais qui jusqu’alors passaient sur les quais pour aller travailler – qui vivent à présent des trajets moins directs, plus longs et donc plus coûteux – ; mais aussi pour les riverains des rues qui supportent désormais un important report de circulation. Néfaste aussi pour notre Ville, car ce surplus de circulation sur les voies contournant le Vieux-Port a mécaniquement provoqué de nombreux embouteillages et davantage d’émissions de CO2. Néfaste enfin pour l’activité économique et commerciale d’un Centre-Ville déjà fragile, plus difficilement accessible.

Sincèrement convaincu que la place de l’automobile doit, dans un avenir proche, diminuer dans l’espace urbain, et fortement attaché au combat contre la pollution de l’air pour des raisons de santé publique, notre groupe conteste toutefois la brutalité, la précipitation et l’impréparation de ce choix imposé aux Rochelais par idéologie.

Pour être efficace, et plus supportable, une telle décision aurait, en effet, dû être précédée de l’élaboration d’un nouveau plan de circulation – incluant rocades alternatives et nouveaux accès au Centre-Ville – et de stationnement, avec la création de parkings-relais, et d’une offre nouvelle de transports en commun. Le bon sens aurait dû guider la municipalité. Mais elle préfère agir dans la précipitation et privilégier une approche punitive de l’usage de la voiture individuelle pour mieux décourager ses utilisateurs ! D’où l’impopularité de sa décision ; une décision par ailleurs très discutable.

Car, au-delà de ces aménagements possibles, une véritable question de fond se pose quant à la pertinence du choix d’un Vieux-Port constamment piéton. Est-il raisonnable d’interdire toute l’année le Vieux-Port à la circulation automobile des Rochelais par dogmatisme ? Réserver ce lieu aux piétons et aux cyclistes durant la saison touristique estivale fait consensus auprès des habitants. Mais, pour ce qui est du reste de l’année, notre groupe pense qu’il serait préférable de faire le choix – plus pragmatique et moins contraignant –

d’un « Vieux-Port raisonné et partagé ».

Selon quelles modalités ? Piéton le week-end et totalement ouvert à la circulation le reste de la semaine ? Ou seulement accessible aux automobiles quelques heures dans la journée en semaine pour faciliter les trajets de la population active ?

Le choix devrait en revenir aux Rochelais par référendum ! Comme le proposait notre programme municipal…

 

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Une rentrée scolaire 2015 difficile

Une rentrée difficile 

Dans une ville comme la nôtre, qui chaque année perd de nombreuses familles – pour qui la vie est trop onéreuse à La Rochelle -, le monde des écoliers est un bien précieux dont la politique municipale devrait tout particulièrement se soucier. Or, lors du conseil du 6 juillet, plusieurs décisions contraires à l’intérêt de nos écoliers, et de leurs familles, ont été prises. Contre l’avis de notre groupe et des nombreux parents présents à l’Oratoire pour exprimer leur désaccord. De mauvaises décisions dont les effets se font sentir dès septembre pour les quelque 5 000 enfants qui fréquentent nos écoles.

Premier reproche adressé à la Majorité : un « passage en force », sans concertation suffisante avec les familles, au sujet de la nouvelle organisation de la semaine scolaire dans le cadre de la réforme voulue par le Gouvernement. De nouveaux horaires très inconfortables pour les nombreux parents qui travaillent et qui, de ce fait, ne peuvent pas quitter leur emploi en plein après-midi pour venir à la sortie de l’école.

Le deuxième reproche concerne l’application dans notre Ville de la réforme des rythmes scolaires. A plusieurs reprises, les deux groupes d’Opposition ont demandé la présentation en Conseil municipal d’un bilan quantitatif, mais aussi qualitatif, de cette première année d’application et un exposé du projet pédagogique dans lequel sont organisées les activités périscolaires proposées à nos enfants. En vain. Le 6 juillet dernier, la seule réponse obtenue fut qu’un bilan de 9 pages avait bien été dressé, mais que le Conseil municipal n’était pas le lieu pour le présenter aux élus. Etrange conception de la Démocratie municipale !

Le troisième reproche porte sur la très forte augmentation des tarifs de la restauration scolaire votée par la seule Majorité, contre l’avis argumenté des deux groupes d’Opposition. Une augmentation violente qui va fortement impacter le budget des parents de plus de 2 000 écoliers rochelais dont beaucoup appartiennent aux « classes moyennes ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : A partir d’un revenu individuel mensuel de 1 400 euros – ou de 2 800 euros pour une famille de deux enfants -, l’augmentation oscille entre + 17 % et + 50 %. Le tarif le plus élevé passant de 4,8 euros à 7,2 euros ! Pour une famille de deux enfants concernée par cette nouvelle tarification plafond, l’augmentation est d’environ 100 euros par mois. A titre de comparaison, à Rochefort, le prix du repas le plus élevé est de 4,77 euros.

Notre groupe considère qu’il eût été préférable de faire baisser le coût des repas – en réformant le système -, plutôt que d’alourdir de la sorte les factures des classes moyennes. Il s’agit d’un mauvais choix politique décidé dans un contexte social très tendu pour beaucoup de familles rochelaises, frappées par ailleurs par la baisse des Allocations familiales décrétée par le Gouvernement. Une baisse qui est entrée en vigueur cet été.

Un bien triste Conseil pour nos écoliers !

 

Le départ de notre Conservatoire du Centre-Ville : une très mauvaise décision pour La Rochelle

Le départ de notre Conservatoire du Centre-Ville : une très mauvaise décision pour La RochelleDSCN0829

Lors du conseil communautaire du 26 février qui s’est tenu à Périgny, notre Maire – et Président de la CdA -, a fait voter le déplacement du Conservatoire de Musique et de Danse du Centre-Ville de La Rochelle vers l’avenue Joffre. Sans débat préalable avec les élus rochelais d’Opposition.

Certes, le Conservatoire est de la compétence de la CdA mais, engageant notre Ville pour plusieurs décennies, nous aurions apprécié que ce projet fût, en amont, discuté en Conseil municipal. D’autant que nous considérons qu’il s’agit d’une très mauvaise décision pour La Rochelle.

Mauvaise décision d’abord sur le plan culturel car un Centre-Ville comme le nôtre, pétri par l’Histoire et la culture, a tout naturellement vocation à accueillir un tel lieu d’expression et d’apprentissage artistique.

Mauvaise décision ensuite sur le plan économique car notre Centre-Ville, aujourd’hui en crise, a au contraire besoin que l’on y apporte de l’activité, de la présence humaine, et de potentiels clients pour nos commerçants. On peut aisément comprendre que des parents qui conduisent leurs enfants à des cours de musique, ou de danse, profitent ensuite de leur présence sur place pour y faire des achats. Or, le « site Joffre » les éloigne des boutiques du Centre.

Mauvaise décision également sur le plan urbanistique. Les locaux actuels du Conservatoire sont désormais totalement inadaptés. Mais son départ du Centre-Ville nous prive d’une belle occasion pour en redessiner le visage, tout en apportant une partie de réponse au manque de fréquentation des commerces centraux. Or, de notre point de vue, deux sites au moins pouvaient devenir un tel écrin de prestige pour notre Ecole de Musique et de Danse. D’abord – nous l’avons maintes fois exprimé -, le site de l’Arsenal, une fois libéré des services municipaux regroupés dans une « cité municipale » que nous envisagions place de Verdun, sur le site Aufrédy. Notre ambition était d’en faire un pôle culturel majeur, proche des parkings, en restaurant les actuels bâtiments et en les reliant par une galerie de verre donnant sur une cour arborée et pavée. Mais un autre lieu, au cœur de la vieille Ville, aurait également pu être envisagé avant qu’il ne soit orienté vers d’autres projets : le couvent abandonné par les Sœurs Ursulines, rue des Augustins. D’autant que sa chapelle aurait pu devenir un magnifique auditorium pour des concerts et des auditions d’élèves, ainsi qu’un cadre inspiré pour l’apprentissage de l’orgue et du clavecin.

Enfin, cette décision révèle, une fois encore, une gouvernance municipale discutable. Une fois de plus, les décisions sont prises en amont du débat public – quand débat il y a –. Un seul fait suffira à illustrer ce propos. La migration de notre Conservatoire vers le « site Joffre » est une décision culturelle majeure. Or, elle est annoncée avant même la tenue des prochaines Assises de la Culture qui, visiblement, ne seront qu’une chambre d’enregistrement. Tout un symbole…

 

Redynamiser le Centre Ville un objectif prioritaire

Quelques propositions pour redynamiser le Centre-Ville, un objectif qui doit devenir prioritaire !
L’Histoire et la géographie nous ont légué un beau Centre-Ville, mais chacun peut constater combien cet écrin de pierre baigné par l’océan est désormais devenu un espace qui s’éloigne de la prospérité de jadis. Redynamiser le Centre-Ville doit être un enjeu majeur pour la majorité actuelle. Un faisceau convergent de bonnes décisions peut lui redonner de la vitalité. Notre groupe « d’Union de la Droite et du Centre » préconise dans ce but plusieurs mesures.
Accroître la présence d’espaces publics au cœur de la Ville avec deux projets structurants. La construction d’un Nouvel Espace Culturel à l’Arsenal dédié aux Arts plastiques, au Conservatoire de Danse et de Musique, et offrant aux artistes un lieu de résidence. Le visage de ce quartier offert à la culture ferait communier tradition et modernité : les anciens bâtiments, vidés des services de la Ville, seraient réhabilités et reliés par une galerie de verre ouverte sur une cour pavée arborée. Et l’organisation d’une « cité municipale » place de Verdun sur le site Aufredy, dès qu’il sera libéré par l’Etat, pour y regrouper les bureaux de la Ville.
Embellir le Centre-Ville : par la piétonnisation – souple néanmoins – du Vieux-Port, mais aussi l’aménagement paysager et la rénovation des chaussées et pavages d’un vaste ensemble allant de la place de la Motte Rouge à la rue Vieljeux, englobant le Gabut et les abords de la tour Saint-Nicolas. L’embellissement exige une propreté totale des rues et des façades d’immeubles. Sur ce plan, une politique volontariste doit être menée. Il faut aussi apaiser et sécuriser le cœur de ville pour le rendre plus attrayant : par la vidéo-protection, une action concertée avec les acteurs de la « nuit rochelaise » et une présence accrue de la police municipale.
Imaginer et organiser des animations de qualité du Centre-Ville. Des animations culturelles saisonnières : des « Piétonnades » offrant l’espace urbain à l’expression artistique ; des spectacles et des reconstitutions historiques en plein air, en partenariat avec l’Université. Mais aussi des manifestations commerciales thématiques, valorisant des productions régionales ou des traditions commerciales rochelaises.
Favoriser et dynamiser les commerces de diverses façons : Créer un poste de « Manager du Centre-Ville », intermédiaire permanent entre la Mairie et les commerçants, chargé de piloter les projets de développement du commerce ; Mieux connecter « Commerce et Tourisme » par la mise en place d’une action concertée de tous les acteurs concernés ; Valoriser nos commerces sur Internet. Faciliter l’accès au Centre-Ville en repensant plan de circulation et de stationnement : la « Ville apaisée » ne doit pas enfanter une « Ville morte » ! Favoriser la construction d’un hôtel « 5 Etoiles » pour attirer une clientèle au fort pouvoir d’achat.
Notre groupe se veut « force de proposition ». Telles sont certaines des mesures que nous préconisons pour « redynamiser notre Centre-Ville » et redessiner son visage.

Bruno LEAL ; Véronique LAFFARGUE ; Jean-Michel MAUVILLY ; Pascal LARUE